06.06.2011

Evel Knievel

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30.09.2010

Gauche

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Where the food is anointed

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03.09.2010

Ecosystem

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28.02.2010

Durham, NC

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25.08.2009

VOICES OF THE MISSISSIPPI BLUES

Vincent Joos review of GIVE MY POOR HEART EASE : VOICES OF THE MISSISSIPPI BLUES by William Ferris

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Dear friends, chers amis (version française plus bas),

I simply wish to make note of the publication of an extraordinary book on the blues, with accompanying CD and DVD.  “Give my poor heart ease: Voices of the Mississippi Blues” is a journey into the heart of Mississippi.  The voices, the faces, the gestures of the African-Americans living next to that great river are of a rare beauty.  The authenticity of their speech and of their chanting leads us to the mysterious origins of the blues.

William Ferris is a folklorist blessed with an unbelievable talent.  The songs on the CD are superb:  the Gospel singing of the Chapman Family, the inmates chanting at Parchman Prison, the lively and humorous songs of Scott Dunbar, or the moving voice of James Son Thomas touch us most profoundly with that pervasive pain that they encompass, and by the genuine humanity that they evoke.  These stories of this people of the blues so brilliantly captured by William Ferris, as well as the photographs and film of a truly rare quality, offer up to us a most complete experience of a supremely universal music.

The blues is much more than a musical style.  It contains the history of a people that was yoked to segregation and to economic and police injustice and violence; it laments the history of a humble people, of men and women kept at the margins of History with a capital H.  The blues and gospel are, in fact, flowers of evil, the revenge of beauty against the crime of cruelty.  The blues are at the same time the expression of a universal feeling. Shelby “Poppa Jazz” Brown explained that “you can get the blues about a woman, you go to kissing and hug her, and won't see her for three or four night looking for her. You can get the blues there.” No wonder why the blues is a global music…

I do not know how to mask my overwhelming admiration for the quiet and patient man who stands behind this work, a man who dedicated himself to the political struggle for the civil rights of black Americans, a man who knew how to gain their confidence and their friendship.  Each interview, each song testifies to William Ferris’s commitment to this world of the blues.  I highly recommend to you this treasure of American culture.  I have a true passion for the state of Mississippi.  Until now, no attempt at documentation has been able to capture so thunderously the beauty of this region.

With this internet connection you will see what I am talking about.  Take your time journeying through this marvel—there is music, there is film and photos, and they comprise only a brief sample of what the book contains (the address of the site):

http://www.uncpress.unc.edu/poorheartease/index.html

With best regards,
Vincent Joos, Teacher Assistant and Student of Folklore at the University of North Carolina, Chapel Hill.

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Othar Turner, Fife and drums player, Senatobia, Mississippi.

William R. Ferris Collection, Southern Folklife Collection, Wilson Library, University of North Carolina at Chapel Hill. Toute reproduction interdite.

 

In French :
Je voulais simplement vous signaler la parution d’un livre/CD sur le blues absolument exceptionnel.
« Voices of Mississippi Blues » est un voyage au cœur du Mississippi. Les voix, les visages, les gestes des Africains-Américains vivant près du grand fleuve sont d’une beauté rare. L’authenticité de leurs paroles et de leurs chants nous convient aux origines mystérieuses du blues.
William Ferris est un folkloriste doué d’un talent inouï. Les chansons figurant sur le disque sont superbes : le gospel de la famille Chapman, les chants de prisonniers de la prison de Parchman, les chansons pleines de vie et d’humour de Scott Dunbar ou la voix émouvante de James Son Thomas nous touchent au plus profond par la douleur diffuse qu’ils comprennent, par la riche humanité qu’ils dégagent. Les histoires du peuple du blues capturées avec brio par William Ferris, les photographies et les films d’une rare qualité nous offrent l’expérience la plus complète d’une musique devenue universelle.
Le blues est bien plus qu’un style de musique. Il contient l’histoire d’un peuple soumis à la ségrégation, à la violence économique, policière et carcérale, il contient l’histoire des humbles, des  hommes et des femmes maintenus aux marges de l’Histoire avec un(e) grand(e) H. Les blues, les gospels sont des fleurs du mal, une revanche sur la cruauté par le biais de la beauté. Je ne saurais cacher ma vive admiration pour l’homme silencieux et patient derrière ce travail, un homme qui s’est engagé politiquement dans la lutte pour la reconnaissance des droits civils des Noirs américains, un homme qui a su gagner leur confiance et leur amitié. Chaque interview, chaque chanson témoignent de l’implication totale de William Ferris dans le monde du blues.
Je vous recommande vivement l’acquisition de ce trésor de la culture américaine (même si vous ne lisez pas ou peu l’anglais). Le Mississippi est un état pour lequel j’éprouve une vive passion. Jusque là, jamais un document n’avait su capturer avec un tel éclat ce qui fait la beauté de cette région.
Sur ce lien vous verrez de quoi je parle, prenez votre temps pour voyager sur le site, il y a de la musique, des films, des photos, et ce n’est qu’un petit échantillon de ce que comprend le livre (en commande sur le site):

http://www.uncpress.unc.edu/poorheartease/index.html

Amitiés,
Vincent Joos a.k.a. Jean d'Artois
Professeur assistant / Etudiant, Département de Folklore de l’Université de Caroline du Nord à Chapel Hill.
retrouvez un long article sur la question dans le magazine ABS : www.absmag.fr

25.06.2009

Jimmy Anderson

 

Jimmy Anderson, the King of the Swamp Blues. 1944, 10 years old.
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1957.
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1962, with the Joy Jumpers (3rd one on the right).
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This morning.
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podcast
Goin' Crazy Over T.V.

Jimmy Anderson

All materials copyright of Jimmy Anderson.

20.06.2009

Rejoice !

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31.03.2009

Pond General Store

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Scott Dunbar lived around there.

24.03.2009

Jefferson county, Mississippi

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21.02.2009

Pris en septembre 2007

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31.01.2009

Swamp

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podcast
Willie Brown, Ragged and Dirty.

 

 

29.01.2009

Sud

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Evergreen Plantation, St. John's Parish, Louisiana
podcast
Cecil Barfield, enregistre par George Mitchell en 1976, en Georgie.

28.01.2009

Aproape de Anina, Banat, Romania, 2007

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podcast

Toni Iordache - Geamparale de la Babadag

 

 

 

05.01.2009

Idée pour une réforme de l’audiovisuel

Supprimer la télévision, publique et privée.

20.12.2008

Wood Storks, Mississippi

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Baby Egrets from S.L. Louisiana

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15.12.2008

Frogmore Plantation, Concordia Parish, Louisiana

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11.12.2008

Deep down in the jungle

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05.12.2008

Mur 1

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15.11.2008

Papa George

Papa George Lightfoot, génie de l’harmonica

Poussait une charrette-vente de glace pillée dans les rues de Natchez.

Fraise, bubble-gum ou 25 cents pour une chanson.

Aviné le soir, en route pour un juke de campagne

Allant Sud, Nord. Hobo jungle.

Wine, women and whiskey, enregistré en 1952.

A écouter fort. Plusieurs fois. Se dire, putain, 52.

Basse et guitare brutalement simples, belles.

Papa George chantant dans son micro d’harmonica.

Ce drôle de LaVere ne lui aura pas laissé ce choix en 1969.

1969, dernier enregistrement.

1970. Mort tragique, North Rankin Street.

Tombe introuvable au Watkins Cemetery.

 

 

 
podcast

14.11.2008

et ceux-ci

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me rappelant alors ceci (je cite de memoire) :
"si i savait multiplier les pains, y avait qu'a faire boulanger."
"t'as jamais l'impression que quand c'est quand t'as envie d'chier, qu'y a quelqu'un dans les chiottes" 
"lui i m'enerve, avec sa bouche en cul"
"imagine que tes dents c'est des poils et que tes poils c'est des dents, et la imagine ton cul"
"tu boirais un verre de gasoil pour me sauver la vie?"
"mettons que tu gagnes a millionaire, t'y dirais quoi au presentateur?"
"degage he gargouenne, va-t'en sucer ton loquedu !"

podcast
Fred McDowell
"I Asked For Whiskey, She Gave Me Gasoline"

12.11.2008

Messages, Chicago-2008

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06.11.2008

Hummingbird / Hurricane Gustav

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24.10.2008

Avis de lecture

Y a pas que les disques dans la vie. Y a aussi la prune, la peche au catfish et les bons livres.

Ainsi, il me tarde de lire ceci (que je vais faire rapatrier de France via la croix rouge) :

La Mort d'un Jardinier, de Lucien Suel : http://www.editionslatableronde.fr/nouveaute.php?id_ouv=I...

Puis il y a d'autres choses a decouvrir sur le Silo (cliquez a gauche sur SILO)

Spiderland, de Jean-Marc Flahaut : http://jeanmarc-flahaut.ouvaton.org/novels.html

Si vous etes en France, vous pouvez courir au shopi du coin pour vous procurer ces ouvrages. Vous avez bien de la chance.

 Photographie de Isabel Maria Diez, Equateur, "Ampliacion 3" :

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20.10.2008

Cat-Iron

William Carradine, mieux connu sous le nom de Cat-Iron, vivait dans Buckner Alley a Natchez. Sa maison a disparu, devenue desormais petit jardin, mustard greens, collard greens, sweet potatoes. F. Ramsey l'a enregistre dans cette petite allee en 1958. Cat-Iron est decede peu apres. Son fils, guitariste lui aussi, l'a suivi peu de temps apres, ecrase par un train.

Cat-Iron interprete sur ce disque (Smithsonian Folkways "Cat-Iron sings Blues and Hymns") a la fois des chants religieux et des blues, dont le merveilleux Poor Boy, que vous avez entendu par d'autres musiciens sur cette page. Voici :


podcast

Pour en savoir plus : http://www.wirz.de/music/catirfrm.htm

 

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11.10.2008

Bottleneck Blues

Napoleon Strickland, fin des annees 60. Enregistre par David Evans . Difficile de trouver des morceaux de Napoleon.


Special Mississippi edition ce mois dans ABS magazine : http://www.absmag.fr/

Et du Mississippi et de la Louisiane à venir dans le numéro du mois de décembre qui s'annonce exceptionnel.

En ces temps de crise financière, placez donc quelques ronds dans un abonnement à ABS Magazine : dernières nouvelles de Wall Street, superbes photos de John McCain et plans 'travailler plus pour gagner moins' et même une mitraillette bonus pour tout individu qui prendra 150 abonnements pour lui tout seul. 

 PS : je suis donc de retour sur Mississippi en Conserve, j'ai fait un peu de menage.

22.05.2008

Morris

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20.05.2008

PineTop Perkins

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14.05.2008

David 'Honeyboy' Edwards

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13.05.2008

Earl Christopher

Le batteur de Henry Gray.

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04.05.2008

.

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29.04.2008

Black Ace


 

23.04.2008

Grand Isle, Louisiana

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Balkans

Vous trouverez en cliquant sur le lien ci-dessous, un reportage que j’ai effectué en Roumanie en septembre 2007, accompagné de quelques photos. Baile Herculane, symbole de corruption et de laisser-aller européen…

 http://balkans.courriers.info/article10301.html

 

 

14.04.2008

ABS

Voici une page de publicité pour le magazine ABS.

Le magazine ABS fera gonfler vos pectoraux en deux heures, éliminera votre bide à bière en un quart d’heure et il parait même qu’il fait pousser la moustache quand on frotte ses lèvres dessus. Mais comme le disait Charles Pasqua, « les promesses n’engagent que ceux qui y croient », et c’est la seule chose vraie qui soit sortie de son claque-merde.

En revanche, le magazine ABS tient ces promesses là :

-         une approche érudite et constructive de la musique afro-américaine

-         des dossiers superbes, très bien écrits (et je pèse mes mots) avec des thématiques inédites, comme ce mois-ci, « Blues et Islam » où, pour notre plus grand bonheur, se chevauchent d’excellentes photographies (archives ou du fait maison, et du bon !) et un texte costaud qui part de l’influence de l’Islam chez les Noirs américains pour aller fouiller du coté de la musique et des musiciens. Riche et intelligent. Puis allez voir vous-même les autres articles, il y a un gros bout de Mississippi dans leurs belles pages de papier glacé.

-         Ce mois-ci : interview de Jimmy Anderson, ouais, pas moins. Le Roi du Swamp Blues que mon ami Jean-Pierre Urbain est allé interviouver à Natchez. En cadeau super bonus, vous trouverez une chanson de Jimmy à la fin de ce texte. B. et moi-même avons produit son CD que vous pouvez vous procurer ici (il faut écrire aux gentils messieurs de olga records puis demander un disque). Jimmy n’a jamais touché un dard sur la musique qu’il a écrite et jouée dans les années 60. Ce coup-ci, tous les ronds vont dans sa poche. Le CD n’est pas un magnifique objet qui fera des étincelles dans votre chaumière entre les deux boules qui neigent sur la cheminée, qu’on se le dise. Mais c’est maflé de bonne musique.

-         Si vous aimez le blues, le jazz, la soul and co., même si vous n’aimez pas ça disons, mais que vous aimeriez en savoir plus sur la vie des Noirs américains d’hier et d’aujourd’hui, cliquez donc ICI. Si vous êtes point convaincus, z’avez plus qu’à vous acheter le dernier michel sardou et à aller voir son sosie serge cardu à mammouth qui chante comme michel pour la plus grande pizza du monde sur le parking pour le téléthon.

-         J’ajoute aussi : les types d’ABS ne se font pas une thune avec le magazine. Des passionnés de musique et d’histoire qui oeuvrent pour leur plus grand plaisir, ça se ressent à chaque page.

Abonnez-vous donc en cliquant ICI. Vous y retrouverez votre ami Jean d’Artois sous une autre forme que la boite de conserve, aussi.

 


podcastFrankie and Johnny, by Jimmy Anderson, 1964.

 

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ABS sur Moquette Grise (Composition de J. d'A., 2008)

13.04.2008

...

Autre version de Poor Boy, cette fois enregistre par Cat-Iron en 1958 a Natchez, alors qu'il vivait dans Bruckner Alley.

podcast

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05.04.2008

Autre blues de Natchez

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podcastLucious Curtis & Willie Ford, Oct. 1940, High Lonesome Hill.



 

Natchez Blues


podcast
Enregistre a Natchez en octobre 1940 par John A. and Ruby T. Lomax. Un blues par le mysterieux Willie Ford.

Santa Field

 

04.04.2008

Valeur Marchande - Pozos, Mexique

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03.04.2008

Ed Young & Lonnie Sr. Young - Jim And John

L'un des joyaux du folklore afro-americain.

Como, Mississippi, 1960, c'est a verifier.


podcast

02.04.2008

John Dudley


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Ce qu'il reste de John Dudley : quatre chansons enregistrees entre le 7 et le 9 octobre 1959 par Alan Lomax sur une cassette numerotee T 919 et deux photos.

Po' Boy Blues.

01.04.2008

Retours

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27.03.2008

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20.03.2008

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16.03.2008

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12.03.2008

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Arsaque eut' nasse !

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05.03.2008

Wash

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27.02.2008

Lune ....

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26.02.2008

Lune ...

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24.02.2008

Lune ..

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23.02.2008

Lune .

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20.02.2008

Armet meu un coup d'leune

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Vitrine 2

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15.02.2008

Wood Stork

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10.02.2008

Sibley

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06.02.2008

Mardi gras, mercredi lourd

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Dans un sens, puis dans l'autre.

02.02.2008

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29.01.2008

B()O

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27.01.2008

Preuve

Il habite en Louisiane. Comme tout le monde.

Il a ouvert un magasin ou l'on vend tee-shirts, porte-clefs, boudin et croustillants de porc assaisonnes au gout barbecue d'autrefois, certains pensent meme qu'il est l'inventeur du fried roll. Il pense que la country doit s'ecouter a fond et prefere le line-dance au Painted Horse le vendredi soir au karaoke du Freedom Lounge le dimanche soir. Il n'est jamais alle au All New 21 a Yazoo City.

Vous aurez reconnu le personnage du celebre roman de Bram Stocker.

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General Store, Transylvania, Louisiana.
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All New 21, Yazoo City, Mississippi.

23.01.2008

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21.01.2008

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17.01.2008

Guanajuato, decembre 2007 [3]

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15.01.2008

Guanajuato, decembre 2007 [2]

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14.01.2008

Guanajuato, decembre 2007

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10.01.2008

Santo y Blue Demon

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09.01.2008

Bus

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05.01.2008

2008

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04.01.2008

Retour du Mexique

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20.12.2007

Experience

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17.12.2007

Ferriday

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14.12.2007

La mort d'une ville

On ne peut que se réjouir de la marche du monde. L’optimisme, à grands coups de louches à caca ! De la bonne nouvelle en flux continu, des sourires chiés par tous les trous du réseau. On va ouvrir deux casinos à Natchez, la population se réjouit, la queue dressée et les poings appuyés sur la couenne grasse. La plus belle vue sur le Mississippi des Etats-Unis qu’on nous dit, Natchez, et le patron des casinos qui nous assène du mes braves gens la vue est tellement belle que je dois la montrer à mes gosses le prochain coup. Alors, pouillasse, si la vue est belle, pourquoi tu veux y couler une diarhée de béton à 50 millions de dollars. Va t’en t’construire une villa à Malibu avec huit chiottes et dix putasses blondes à miches gonflables dans un jacuzzi de champagne australien, cloche à foutre !

Et tous les sacs à merde de Natchez chantent des yes la bouche en cul. Ces cretins qui refusent qu’un monument soit érigé là oū il y avait le second plus grand marché d’esclaves du sud. L’esclavage c’était pas si mal après tout, on va en remettre une couche avec le casino. On imagine bien sur le redneck en tenue camouflage, mais c’est pas lui la sale bête, c’est toute cette bande de chiens vivant dans les grandes batisses construites par les esclaves, les descendants de la noblesse décatie, ces avachis alcooliques. C’est pas Blanche Neige qui va laver les chiottes dans leur putain de casino, c’est pas cussendron qui va servir des whiskys gratos pour que pépère joue tout son fric sans y penser. Et cette cage à drisse va être construite la oū on devrait avoir rien, que dalle, nada, nin bézef, ou alors deux bancs et des arbres, qu’on laisse les oiseaux, les tatous, les ratons en paix, qu’on nous laisse marcher sur les bords du fleuve sans être éblouis par la connerie végassienne ! Les rats !

A y regarder de plus près, on se dit, dans notre commune ravagée par le chomage et la drogue, 300 jobs de plus, faut pas cracher dessus, quitte à souiller le Père des eaux et la beauté inouie de notre ville. Un bon parking, un magasin de loques et un casino géant à la place de vieux chênes, que du Progrès ! Mais les emplois offerts sont comme ceux des prisons privées (une nouvelle va s’installer dans notre ville ! Putain, y a du monde à pendre dans les administrations du Mississippi), salaires minimaux insuffisants pour les besoins d’une famille, même réduite à un seul individu. La nuit tu fais tourner les roulettes, le lendemain tu disposes le papier cul sur les étals d’un supermarché. Et un casino demande beaucoup d’esclaves (êtes-vous surpris si je vous dis que les travailleurs sont à 90% noirs ? et que les managers sont des blancs de l’Ohio ?). Les emplois dans les petits business en ville vont en prendre un sacré coup dans le derche, déjà le walmart asséchait le centre-ville. Le petit resto de mon pote Breaud et ses sandwichs pas chers ? Dans le cul de la ménagère. Avec de la mayonnaise. 84% de criminalité en plus dans les rues des communautés abritant des casinos. Avant je pouvais retrouver mon pote M. allongé en calbute dormant devant un magasin tellement il était rond, maintenant j’aurai plus de chances de le retrouver avec la bite dans les oreilles et le portefeuille vide. La criminalité liée aux casinos absorbe toutes les forces de police d’une ville. On se plaint des problèmes immenses liés au crack, à la pauvreté, on ne veut pas y mettre un dard, mais le casino et la prison, on leur file l’eau gratuitement. Les rats.

Lorsque je me promène un dimanche dans le centre, je dois voir en tout 8 bagnoles et quatorze chats. Maintenant y aura des 4x4 qui me chieront leur gaz dans le nez, des gras de la panse poivrasses qui ne manqueront pas de me raser les gencives, du trafic partout, toujours.

C’est une affaire résolument fécale. 60 000 chasses d’eau par jour. On ne compte pas ceux qui vont chier dans les hotels du dit casino. On le traite comment l’océan quotidien de merde ? On boit l’eau de Natchez parce qu’elle provient d’une source propre. On paie pas cher notre eau parce qu’on la gère bien. On va ouvrir de nouvelles usines à nettoyer les crottes ? De la spéciale lendemain de biture mêlée à de la junk food, de la bien molle qui nous tombe dessus, tout droit du ciel. L’enfer du jeu dans le trou des puritains. Sarkozy veut pas nous filer un réacteur nucléaire pour décrotter nos eaux ? Il en a filé un au doux Mouammar, pourquoi pas à ses amis néo-conservateurs, c’est eux qui font la loi dans le Mississippi. Le parrain de Bush est notre gouverneur, l’ordure Barbour. Après l’ouragan Katrina et les dégats occasionnés sur les cotes du Golfe, notamment sur les rafiots-casinos (car on n’avait pas le droit de construire de casinos sur la terre ferme), le cher gouverneur-ordure a chié une loi pour le littoral autorisant ces infects établissements à construire sur le dur. Ca devait être pour le littoral, mais bon, on est dans le sud, la loi, on te la carre dans l’urêtre. Avec du vinaigre et du gros sel.

La population qui se ruine dans les casinos, car ouais, on perd ses sous la dedans, le jackpot est toujours pour André ou Gérard, jamais pour ta gueule, mais qui ne tente rien c’est du boudin, donc la population : des types et des femmes pauvres, parfois en pantoufles, souvent bourrés, qui vont perdre leur quinzaine au milieu des bidibips mélodieux et des vapeurs de moquette et de dégueulis. Naif je me disais que c’était pour les richards, du cul ma bite ouais, c’est les plumés qui viennent creuser encore plus leur crédit qui sortent en vieille chevrolet rouillée du parking tout pourri.

Envie de vomir. Il paraît qu’y a du boulot en Alaska. Alaska en Conserve, ou Montana en Conserve… Parfois je lis les quotidiens francais, de tous bords. J’aime le slogan de L’Humanité, qui sonne vrai : « Dans un monde parfait, l’humanité n’existerait pas ». Bien vu coco !

11.12.2007

Natchez, North Commerce Street

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10.12.2007

New Orleans, Esplanade Avenue

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07.12.2007

Un Monsieur au Marché de Wazemmes

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05.12.2007

...

C’est qu’à force de traîner les cimetières, on obtient une sacrée collection de morts, des bienheureuses, des tragiques, comme ce gamin de onze ans, mort en 1921 à Braila, son air fier, allez savoir comment on le lui a repris, que reste t-il de lui dans cette boite en chêne, là, sous la terre, sous les pavots. Cette femme, aussi, dont Dragos m’a fait remarquer l’indicible beauté, puis ces visages lavés par la pluie, puis ces plaques fendues, puis le bruit du vent dans la bruyère, puis le son des klaxons, puis ce caillou dans la godasse, les batteries à plat dans l’appareil, la pluie qui commence et merde tu viens d’allumer un clope.
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04.12.2007

Le bout de la rue d'Hezekiah Early

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02.12.2007

Rencontre avec Hezekiah Early

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Hezekiah Early chante en jouant de la batterie et de l’harmonica, de plus il est fort sympathique, de plus son disque avec Elmo Williams (qui n’était pas chez lui, malgré le pick up marron garé devant le garage) est excellent, pas du blues bien vernis mais du bien tapé, avec du gros son, du gros sel, pas trois milliers de notes par solo, d’toutes façons du solo y en a pas et c’est tant mieux puis Hezekiah bat la mesure, drue, il regrette de ne plus tourner, plus de nouvelles de fat possum depuis trois ans, ils se sont mis à produire des groupes plus commerciaux, des jeunes hommes blancs influencés plus ou moins par le blues (on avait vu une mixture dans ce genre à New Orleans, un truc éléphant mon cul ma couille, chiantissime, disons qu’ils ramassent la recette désormais, après s’etre batis une réputation avec le blues rural de notre état tout aussi rural), car, ouais ici il s’agit de musique faite par des hommes noirs, d’ailleurs revenons à l’admirable musicien - homme de la campagne - chasseur - charpentier, le robuste Hezekiah joue maintenant ça et la, dans les environs, un concert pour la réélection du shérif, il aimait pas des masses jouer des 45 minutes à Amsterdam, il préfère un bon cinq heures sur scène. Voila ensuite le bout de sa rue. J’fais bref, j’do aller quère à grailler.

Old Sears Building

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30.11.2007

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26.11.2007

Moss

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25.11.2007

Jimmy Anderson et Robert Cage

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En concert ce samedi 24 novembre a Natchez.

23.11.2007

Padurea spanzuratilor, la foret des pendus

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18.11.2007

Retour dans le Mississippi en Conserve

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16.11.2007

Italie en conserve, ce coup la en couleurs, avec morceaux de Naples, Santa Agata, Rome

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Italie en conserve, avec morceaux de Naples, Santa Agata, Rome

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Braila en morceaux

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15.11.2007

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14.11.2007

Biserica

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13.11.2007

Galati, Micro 40

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12.11.2007

La gare de B. H., pour M (2)

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La gare de B. H., pour M (1)

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10.11.2007

Nord

Ma gueule, putain ! Ils ont rasé le café des sapeurs à Dechy, pour le tramway qui disent, bon, remarque c’est point une grosse perte pour l’humanité, un comptoir jaune, des fauteuils en moleskine, décor marron clair, enfin une couleur oscillant entre le ricard bien tassé et le mollard après un havanitos arséqué, l’un des seuls troquets où j’avais pu voir de mes yeux le fameux distributeur de frites, que seule la fausse italienne du bar savait faire marcher, et derrière elle la photo de mon oncle à seize ans avec le plus gros brochet jamais attrapé dans le nord puis après ces pourris là des sapeurs lui avait refourgué une tire pourrie elle aussi, un soir de beuverie, une R5 où pendait un kiki sous le rétroviseur, carette qui a pas tenu une semaine, dans laquelle il envisageait d’écouter life is life shalalalala ou alors we are the champions ou encore renaud et ses histoires de blouson noir d’un camé en mobylette une nuit d’hiver dans le douzième à paname. En face du café des sapeurs, il y avait un rince gorge qui ressemblait à un manoir, sur le coin de la place, mais il végétait là, fermé depuis 82 au moins, puis plus loin il y avait le café du basket mais le patron, celui qui lavait le plancher pendant les matchs dans la salle léo lagrange est mort d’avoir eu soif, le café-glaces anita est devenu une boucherie hallal (c’est le frère du tunisien qui tient le restaurant italien en face) et chez florindo a fermé depuis une bonne dizaine d’années, la maîtresse des lieux, une petite femme espagnole, emportée par une tumeur foudroyante. Chez florindo on y était bien, leur drôle de billard avec des champignons au milieu et les affiches de corrida, sauf les courants d’air venant des pissotières du fond, ouais y avait ça qui t’donnait l’impression que ta jupiler elle avait le goût d’urinoir (c’est sûrement là aussi que j’ai entendu tu sais c’que c’est une urie blanche, nan, bin c’est la femelle de l’urie noire et t’la connais celle avec les pédés qui…), ce qui n’est pas si faux dans le fond, même si elle est meilleure que la stella car, dit-on en Belgique,  l’eau de louvain elle est plus douce. Et le café des partisans, envolé lui aussi. Tu voudrais boire un g’nief à Dechy que tu serais bien emmerdé, il reste que l’anglais, qui est vraiment anglais, dans son troquet obscur, derrière son présentoir de tacotaques, remarque il est fort sympathique et vend de la brune artisanale venant de douai, puis si t’as de la chance, tu prends à gauche au rond-point de la croix de pierre (le rond-point entre le lideule et le aldi, anciennement la coop et radar) t’avances et là, magie : Kashmarek. Ma première fois c’était pour les 80 ans de Man Marie. Elle vivait encore dans les corons en ruines d’à côté du lac à neness, c’était bien avant qu’ils construisent les maisons pour nains derrière le lideule, là où ils ont bougé les veuves de mineurs, là où elle entassait 80 balais de souvenirs, poupées tricotées assises sur un rouleau de pécu pour faire gonfler la crinoline, buffet mastoque dans la vitrine duquel siégeaient les assiettes peintes de la napoule, les boules qui neigent de merlimont, stella, ostende, qui entouraient la photo de Pépé Joseph mort un matin d’avril 45 dans la fosse sainte-barbe à sin-le-noble, son lacet d’espadrille coincé dans un rail, la trappe qui se referme, coup de grisou, un petit, rien que pour lui, c’en était fini du colosse aux yeux verts. Il en est resté quelques souvenirs épars, une photo de son visage carré, sourire maladroit un dimanche à la ducasse, surtout la sécheresse et le plissement des yeux de la petite brune qu’il avait laissée derrière lui, seule avec deux tiots le jour de la libération, la fosse sainte-barbe devenue un terrain vague dont la pointe est ornée d’un calvaire, celui qu’on voit quand on remonte la rue du syracuse (le restaurant italien du tunisien). Kashmarek, les disques de christian kubiak et son orchestre, de kim wilde ou de la pupute rousse qui chantait un truc genre africa j’ai besoin de t’aimer et par-dessus les crêpes au jambon de l’antique madame kashmarek qui m’avait même fait cadeau de ses tifs dans la sauce béchamel. Aujourd’hui, parfois le café est ouvert, ils ont encore le télé star 1987 à vendre sur le présentoir à journaux, en fouillant bien on peut lire un reportage sur l’album de clarinette de christian morin qui présentait la roue de la fortune ou alors un article sur la mort du regretté patrik roy qui présentait le juste prix où une copine de ma mère avait lamentablement échoué dès le premier tour en exagérant sur le prix d’un lave-linge, adieu le voyage aux baléares et les bons d’achat vert-baudet, adieu sa trogne à la un aussi. Quatre supermarchés et un seul café, des ouvriers, y en a plus des masses, y a plutôt des chômeurs, d’manière y a plus grin min d’usines non plus, puis les vieux ils y passent vite, la mine ça pardonne pas, pas plus que la métallurgie d’ailleurs, mais ducon tu comprends pas qu’on meurt plus vieux aujourd’hui alors la retraite on peut te la foutre à 70 ans, au cul avec un balai. C’est à Neuilly qu’on vit vieux, c’est à leur régime spécial qu’il faudrait s’attaquer en premier. Les crânes d’oiseaux qui flambent de la bagnole devraient tenter de griller du 4x4 dernier cri avec pare-choc anti-bison car à Paris (20% d’oiseaux en moins en deux ans), la faune est agressive, mais bon on avale, le président je suis partout te déclame un coup de Jaurès et te liquide l’éducation en un coup d’pet. C’est du génie. J’en redemande, les apéros de grenelle et demain du vittel sortira du robinet. C’est mieux pour le ricard. On m’a dit d’ailleurs que mon copain d’école Jean-Claude y en avait tellement bu que maintenant y voyait des papillons colorés pertout pertout. Dechy sans cafés, un bon coup de pelleteuse dans la rue principale, l’architecture de mes jeunes années réduite en poussière, ces maisons étroites, les ruelles, les façades rouges et noires. Gnaf-gnouf le polonais qui parlait dans son nez (d’où le surnom), Roland qui marchait uniquement au café chez florindo, jamais une goutte d’alcool, même pas un panaché (mais bon y avait bu pour 150 ans dans sa prime jeunesse), la mère d’un mythique René Belverge, une vieille couturière à qui on allait donner les vœux chaque première semaine de janvier, Pépé les yeux gros pour son copain écrasé par une plaque de taule à l’arbel, un matin d’août dans l’usine 14. Aussi ce type qui nettoyait le ballon de l’usine, une espèce d’énorme sucette verte qui servait de cheminée, qui descendait avec deux litres de pinard pour se donner du courage. Et le tramway, on rase un bon coup vive le progrès, le président de la communauté d’agglomération ira couper un cordon, il aura même sa trogne sur la trois le soir, et au bout de la ligne, y parait même qu’y aura un nouveau lideul, encore plus grand, avec du poulet encore plus discount. Un beau carré d’acier, une merde à néons symbole du goût du nouveau siècle. La fin, en somme.

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La derniere pissotiere de Dechy, collee a l'ancien Cafe des partisans.

09.11.2007

Braila, encore

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03.11.2007

Robert Cage

Woodville, ce matin. L'excellent Robert Cage devant sa maison. Trouve par hasard, il a joue six chansons sur son porche, avant de retourner a un moteur recalcitrant.

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Le type au dessus, c'est James, le batteur occasionnel deRobert.

 

31.10.2007

Braila

Braila qui s’effondre sous mes pieds, ces tunnels, on y accède par les caves, les murs de torchis comme des croissants trempés dans le café qui boue dans le kiosque en taule, Panait Istrati est enterré juste là derrière mais pas moyen de trouver sa tombe, le type derrière semble en vouloir à l’appareil vaut mieux filer puis il fait noir et il faut marcher encore jusqu’au centre pour passer à côté de cette église qu’ils semblent bien vouloir démolir, cette ville du bout de l’Empire, ce port cosmopolite à côté duquel Mihai Sebastian s’est fait fauché ces frusques un soir d’hiver... Un  soir d’hiver puis d’abord ça rend la chose plus lourde, plus importante, l’hôtel Traian, cette dent massive, lendore argenté dont la bouche est tapissée d’une moquette humide.  

 

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