31.05.2007

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Je demande a Spiderman 3 si il a des photos de la maison Satie.

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23.05.2007

Jimmy Anderson, King of the Swamp Blues

Jimmy Anderson, plus connu dans les parages sous le nom de Lee Soul Man.

Jimmy me regardait travailler, en silence. Linoléum années 70 maculé de merde, moquette torchée d’urine, la maison était un squat, un garage à épaves humaines, des types aux dents bouffées par le meth ou le crack, des yeux bleuis par les injections répétées de mélanges de produits ménagers. On sortait tout ce qui pouvait être jeté de cette vieille turne de cyprès. Jimmy lançait parfois un mot d’encouragement, de sa voix faible, devenue presque souffle.

Puis un jour, du bout des lèvres, il raconta son histoire.

Il est né à Natchez, Ridge Street, deux maisons à coté d’ici. Avec le snowman de Natchez, petit homme noir qui vendait de la glace pillée arrosée de sirop, il apprend l’harmonica, avec ses voisins, la guitare. Il descend dans le sud de la Louisiane, est repéré par un type court sur pattes de Crowley qui l’enregistre avec son groupe, composé de quelques amateurs aussi jeunes que lui. Jimmy a 22 ans. Il a la voix et le style de Jimmy Reed, il compose ses textes lui-même, ne picole pas comme Reed, met plus de cœur et d’âme dans sa musique. Les guitares sont bancales, le son approximatif, ce qui fait tout le charme de sa musique. Ses disques se vendent à Memphis, en Angleterre, le label Excello a racheté les droits. Mais Jimmy n’a jamais rien vu venir. Comme des centaines de Noirs du sud talentueux, on lui a dérobé sa musique. Ecoeuré, il quitte le monde des boites de blues, des bières tiédasses bues dans les arrière-salles à l’écart des divinités blanches, écervelés gominés puant l’oignon frit et la chaire fermentée.

Il rentre à Natchez, devient flic municipal et disque jockey dans une radio country blanche : les mémères lui envoient des tartes aux noix de pécan pour le remercier de son excellente programmation, sans se douter que Jimmy est noir. Lee Soul Man, c’est ainsi qu’il se nomme derrière le micro. Culture musicale infinie, choix originaux, Jimmy est réputé. Il opère en secret. Il insère ça et la quelques morceaux des musiciens qu’il préfère, Howlin Wolf, à l’époque où il est tombé dans les oubliettes du commerce musical…

Puis un matin de juin 90, il reçoit une lettre d’un groupe de blues autrichien. Il est invité à venir tourner en Europe. Jimmy, qui entre temps, a oublié jusqu’aux paroles de ses chansons, se remet à la musique. Il effectuera deux tournées en Europe, écumant divers festivals, rencontrant pour la première fois une reconnaissance ouverte.

En 1998, attaque cérébrale. Soul Man a la moitié droite paralysée et est obligé de vivre en chaise roulante. Il peut à peine souffler dans son harmonica. Il a aujourd’hui 74 ans et vit parmi ses souvenirs dans sa maison musée. Disques accrochés au mur, multiples photos, billets d’avion… Jimmy parle peu, il sourit, il neige sur la télé, je me demande encore comment il est possible d’avoir une chaîne qui passe 24 heures sur 24 Shérif fait moi peur… Le son est coupé, de toutes façons, Silas Hogan gronde dans les baffles usées de la stéréo de Soul Man.

Nous venons de mettre sur CD l’intégrale de ses enregistrements, Ben a fait un superbe boulot pour le disque, on le vend douze dollars et tous les fonds reviennent directement à Jimmy. Il s’est aussi remis à chanter, toujours Ben qui l’accompagne à la guitare. Il sera en concert dans deux semaines chez Bobby Jay’s à Natchez, si jamais vous passez dans le coin…  

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Attention, texte pas relu et ecrit sous forte dose de Heineken.

 

 

20.05.2007

Bar

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15.05.2007

Mississippi

L’air de rien, on se laisserait avaler par ce présent presque parfait, les quatre pieds de tomate, le couteau planté au milieu du jardin, le tonnerre, l’absence, la gueule dans le coton humide, bruni et odorant. Nuances de vert sur fond de ciel platine, le figuier, les aubergines, la muscadine, l’énorme bambou turgescent, le vent frais, presque froid, le visage gras et le pas lourd. Des parfums capiteux, la mémoire étirée, l’imaginaire bouilli, brouillon.
Qui sont ces deux types collés aux revers d’une même page ?
Le moindre mouvement importe à toute la nature. Déraper sur une route gelée, jeter un pneu fendu, lacéré, dans une eau paisible, pisser de l’huile rousse sur des mûriers sauvages.
Voguer sur la mer d’Aral.

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14.05.2007

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12.05.2007

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09.05.2007

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07.05.2007

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06.05.2007

L'oeil de Sylvain

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