30.03.2007
Crawfish
29.03.2007
Automne

27.03.2007
Eglise abandonnee (2)
20:06 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
26.03.2007
Eglise abandonnee (1)
18:35 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
25.03.2007
Swamp
11:05 Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
23.03.2007
Le petit peuple de Ferriday
11:48 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
22.03.2007
Ferriday Burgers
Big John’s Po Boys and Burgers, proud to cook for you since 1972.
Intérieur formica imitation ébène, sièges de moleskine rouge, tables jaunes et oranges, au menu : cotes de porc fumées, fritures en tous genres, poisson-chat, crevettes géantes, crevettes pop-corn, écrevisses à la chapelure, huîtres, oignons, fromage à la chapelure, et surtout, surtout, ces cheeseburgers trop épais, pain mou qui tente d’envelopper un steak haché énorme couvert de moutarde, de cheddar, de laitue et d’oignons frits. Big John bouche les artères des bonnes gens du village …euh de la ville (« fuck you, it ain’t no village, it a litlle town ! ») depuis plus de trente ans. Les procès les plus juteux contre la malbouffe et les pilules amaigrissantes miracle (vendues au Jiffy’s Mart), c’est ici.
Trois serveuses derrière le comptoir, surveillées par la patronne, blonde d’une bonne quarantaine d’années, maquillée à la gouache, qui bat la mesure avec son index droit pendant que la radio susurre un rock a billy idiot. La patronne est tout de rose vêtue, à coté d’elle, sous une cloche de verre, dort un immense gâteau, rose lui aussi, sur-décoré lui aussi, la crème pale jaillisant des rebords moelleux comme jaillit l’énorme paire de nibards que la maîtresse des lieux donne à reluquer à ses consommateurs. La disposition de la salle est telle que chaque tête ne peut que converger vers la poitrine enflée, exubérante, sortant de cette corne d’abondance rose, fluorescente. D’un œil mauvais, elle passe les commandes à ses sbires, des types à moustache la complimentent, le plus vieux fait une blague bien grasse au jeunot - regardez comme i dit rien stilal comment y est impressionné par vot’beauté -, les braguettes se gondolent à mesure que la barbaque disparaît des assiettes, d’autres gars à casquette camouflage débarquent, avec leur nom écrit sur la chemisette et le même air viril et gêné à la fois, les mêmes blagues, le même sourire de la grande dame, la même impassibilité. Les hommes aux bottes pointues et à la nuque longue se figurent peut-être le nez enfoui entre les deux montagnes de chair rosâtre, la main dans l’entrefesse grasse et suintante du gâteau de margarine colorée, derrière le Slim’s Lounge ou n’importe quel autre honky-tonk local. La viande est déglutie avidement sous le regard terne de la reine du barbecue, Big John amène quelques mètres de cotes de porc grillées et retourne à son ouvrage, au passage elle lui sort une bud de la caisse à glaçons, les visières camouflage penchent vers le bas, la serveuse noire crie 575, le poisson crépite encore de sa plongée dans les huiles profondes et bouillantes de Ferriday.
13:10 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
Marchand de fraises, Hammond Louisiana
12:06 Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
20.03.2007
Alligator
20:08 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
